Santé

Pourquoi Doctolib domine les réponses des IA santé — et comment exister à côté

MREL — Ma Réputation En Ligne6 min de lecture

Nous avons mesuré ce que ChatGPT, Perplexity, Gemini et Claude citent quand on leur pose des questions de santé : Doctolib apparaît dans une réponse sur deux. Les chiffres, moteur par moteur — et ce que ça change pour votre cabinet.

Quand un patient demande à une IA « quel orthodontiste près de chez moi » ou « bon dentiste pour un enfant à … », le moteur ne répond pas de mémoire : dans la quasi- totalité des cas, il consulte des sources et les cite. Nous avons mesuré lesquelles — sur 3 380 réponses d'IA, quatre moteurs, treize cabinets suivis (dentaire, orthodontie, ophtalmologie, médecine esthétique). Le résultat tient en une ligne : en santé, une réponse d'IA sur deux s'appuie sur Doctolib. Le reste de cet article détaille les chiffres — inédits à notre connaissance pour le marché français — et ce qu'un praticien peut en faire.

50,4%

des réponses d'IA sur des questions de santé citent Doctolib parmi leurs sources — méthode en fin d'article

Source · Mesure MREL, 3 380 réponses, 4 moteurs, juin–juillet 2026

Ce que les IA consultent vraiment quand on leur parle santé

Premier constat de notre mesure : 97,9 % des réponses citent au moins une source. L'image de l'IA qui « invente de mémoire » est dépassée pour ces questions-là : les moteurs cherchent, lisent, citent — six à huit domaines par réponse en moyenne. La question n'est donc plus « les IA s'informent-elles quelque part ? » mais « où ? ». Réponse, sur notre échantillon :

Doctolib est cité dans 50,4 % des réponses. PagesJaunes dans 27,7 %. Viennent ensuite Google (12,5 %) puis, loin derrière, les sites des cabinets eux-mêmes — aucun ne dépassant les 10 %. Autrement dit : quand une IA parle de praticiens, elle s'appuie d'abord sur les grandes plateformes, et seulement ensuite — parfois — sur le site du praticien concerné.

La ventilation par moteur est encore plus parlante, et personne ne l'avait publiée pour la France :

Perplexity cite Doctolib dans 74,5 % de ses réponses santé. Gemini dans 65,3 %, Claude dans 49,7 % — et ChatGPT dans 11,9 % seulement, en précisant que ChatGPT cite globalement beaucoup moins de sources que les trois autres. Mesurer « les IA » sur un seul moteur, c'est donc se raconter une histoire : d'un moteur à l'autre, le poids des plateformes varie du simple au sextuple.

Pourquoi Doctolib ? Notre lecture

La domination mesurée s'explique — et ici nous passons du chiffre à l'analyse, qu'on donne pour ce qu'elle est. Les moteurs privilégient ce qu'ils peuvent lire et recouper sans effort : des fiches structurées (nom, spécialité, adresse, horaires dans un format constant), fraîches (mises à jour en continu), exhaustives (la quasi-totalité des praticiens d'une zone au même endroit) et portées par un domaine à forte autorité. Une plateforme qui coche ces quatre cases est, pour un moteur de réponse, la source idéale — bien plus commode qu'un site de cabinet artisanal, aussi soigné soit-il.

C'est un mécanisme, pas une fatalité sectorielle : chaque secteur a ses plateformes que les IA consultent. Chez un de nos clients du bâtiment, les mêmes mesures font ressortir PagesJaunes et Europages — pas Doctolib. La plateforme change, la logique est identique : les moteurs s'ancrent sur les sources structurées dominantes du secteur. En santé, cette source s'appelle Doctolib — c'est le chiffre de cet article, et il ne vaut que pour la santé.

Exister à côté — ce que le praticien peut faire

Soyons clairs sur ce que notre mesure dit et ne dit pas : elle établit que les IA s'appuient massivement sur Doctolib pour répondre — elle ne dit pas, à elle seule, si c'est votre fiche qui remonte ou celle d'un confrère. C'est précisément l'enjeu. Trois conséquences pratiques :

Votre fiche sur les plateformes dominantes n'est plus un annuaire de plus — c'est une source primaire des IA. Complétude, spécialités explicites, photos, horaires exacts, cohérence parfaite avec vos autres présences : ce qui était du soin de détail devient de la matière première de réponse. Une fiche pauvre sur la plateforme que les moteurs consultent une fois sur deux, c'est une occasion manquée à chaque question posée.

Votre site reste indispensable — mais pour un autre rôle. Nos chiffres le montrent : les sites de cabinets sont peu cités individuellement. Le site ne gagne pas la bataille du volume ; il gagne celle de la confirmation — c'est lui qui doit être lisible par les machines (spécialité balisée, informations structurées, données cohérentes avec les plateformes) pour que les moteurs recoupent et confirment ce que les plateformes annoncent. Un site illisible casse la chaîne de confiance.

Les avis pèsent partout. Ils vivent sur les plateformes que les IA lisent, et nos audits montrent que les moteurs les mentionnent volontiers quand ils recommandent. C'est un chantier continu, pas une opération ponctuelle.

Et le tout se mesure : votre part de présence dans les réponses, requête par requête, moteur par moteur — avant d'agir, puis après. C'est ainsi qu'on distingue une stratégie d'une incantation. Nous avons détaillé la méthode dans Que disent les IA de votre cabinet ?.

FAQ Questions fréquentes

Être sur Doctolib suffit-il pour être recommandé par les IA ?
Non — mais ne pas y soigner sa fiche est un handicap mesurable, puisque les moteurs s'y réfèrent dans la moitié des réponses santé. La recommandation se joue sur un écosystème : fiche complète sur les plateformes dominantes, site lisible par les machines, avis entretenus, cohérence de l'ensemble.
Quand une IA cite Doctolib, est-ce ma fiche ou celle d'un confrère ?
C'est exactement la bonne question — et elle se mesure au cas par cas : une partie des citations pointe des fiches de praticiens précis, une autre des pages de ville ou de spécialité. Déterminer qui remonte réellement sur vos requêtes, c'est l'objet d'un audit de visibilité, pas d'une intuition.
Je ne suis pas dans la santé — ces chiffres me concernent-ils ?
Les chiffres, non : ils sont mesurés sur des cabinets de santé et ne valent que là. Le mécanisme, oui : chaque secteur a ses plateformes de référence que les IA consultent (dans le bâtiment, nos mesures font ressortir PagesJaunes et Europages). Identifier les vôtres se mesure de la même façon.
Pourquoi un tel écart entre Perplexity (74,5 %) et ChatGPT (11,9 %) ?
Chaque moteur a son propre comportement de recherche et de citation — Perplexity cite abondamment ses sources, ChatGPT en cite peu. C'est précisément pourquoi une visibilité « IA » mesurée sur un seul moteur ne mesure pas grand-chose : il en faut quatre pour voir le paysage.

Vous voulez savoir qui remonte réellement — vous ou vos confrères — quand un patient interroge les IA sur votre spécialité et votre ville ? C'est l'objet de notre audit de visibilité IA : vos requêtes, quatre moteurs, mesure répétée, réponses brutes à l'appui.

Note méthodologique : mesure MREL réalisée sur 13 cabinets suivis (dentaire, orthodontie, ophtalmologie, médecine esthétique), soit 3 380 réponses d'IA collectées entre le 12 juin et le 8 juillet 2026 sur ChatGPT, Perplexity, Gemini et Claude, via leurs API. « Présence » = part des réponses citant le domaine au moins une fois parmi leurs sources (dédoublonné par réponse). Échantillon sectoriel : ces chiffres décrivent des questions de santé en France et ne doivent pas être extrapolés à d'autres secteurs.

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